Open Swim Stars – Lyon

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Course de 3,5km de nage dans le Rhône, en plein cœur de Lyon.

Juin, en Thaïlande.

Je trouve cette course sur internet, 3 formats en eau libre (en lac, fleuve, mer…) : 5,5km, 3,5km ou 1km. Je pensais au format le plus long au début, vite calmée par un ami local qui connaît les exigences de ce sport, je me rabats sur le 3,5km.

Ma plus longue distance en course de natation, c’est 400 mètres…et en piscine (donc pas de courant, pas de vagues = simplicité). Alors il va très clairement falloir s’entraîner un peu.

Heureusement pour moi, j’ai 1 mois de volontariat sur une île Grecque prévu en juillet. Donc c’est nage dans la mer plusieurs fois par semaine. Entre 500 mètres et 2km par jour, à contre-courant (ou pas d’ailleurs), c’était un sacré entraînement.

En août…c’est le vide absolu. 3 entraînements dans tout le mois, et en piscine. Ce n’était pas glorieux.

Samedi 31 août

Récupération de mon bonnet de course (numéro 255) et l’eau est prévue à 22°C donc la combinaison est autorisée.

Sur cette course, il y a un temps maximum de 1h30. Si au bout de cette heure, il y a toujours des participants dans l’eau, l’organisation se doit de les arrêter pour leur sécurité (le trafic fluvial reprend).

C’était ma principale peur, ne pas pouvoir finir dans les temps, et donc ne pas pouvoir finir la course. 

J’aurais pu m’inscrire sur la distance plus courte…mais je ne voyais pas l’intérêt de nager « seulement » 1km. Donc, un petit défi de plus avec l’objectif de se faire plaisir !

Dimanche 1er septembre

8h : réveil, petit déjeuner difficile à avaler à cause du ventre noué. Donc une banane, des gélules d’énergie, un grand bidon d’eau et me voilà à faire mon sac.

  • Ma combinaison
  • Protecteur de cou (se met autour du cou pour protéger des irritations de la combinaison)
  • Maillot de bain (sous la combinaison)
  • Serviette
  • Lunettes (x2, je ne sais pas encore lesquelles je vais utiliser)
  • Bonnet de la course
  • Gâteaux et banane (oui oui, encore)

Mon départ est à 10h30, avec un briefing à 10h15. Mais je décide de partir plus tôt que prévu pour voir passer les nageurs du 5,5km et profiter un peu des quais.

9h30 : Ma maman me rejoint au Village nageurs, en face de l’Hôtel Dieu, c’est ici que se fera le départ. 200 participants sont attendus pour mon épreuve.

Et au total, 550 personnes se jetteront dans le Rhône en cette belle journée.

Je récupère ma puce électronique que j’attache tout de suite à mon poignet. À l’arrivée, je dois taper « l’arche d’arrivée », qui se situera au-dessus de nos têtes. (En triathlon, la puce est attachée à la cheville puisque l’on passe la ligne finale en courant.)

Et j’enfile ma combinaison…toi aussi connais !

Le stress monte un peu, j’ai 2 espoirs :

  1. réussir à finir la course
  2. qu’il y ait quelques personnes derrière moi pour que je ne sois pas dernière.

10h15 : photo de groupe. Plus personne ne fait le malin à ce stade-là, beaucoup se demandent pourquoi ils ne sont pas restés dans leur lit.

10h30 : on rentre dans l’eau…c’est froiiiid. J’ai tout de suite les pieds gelés. On s’étale pour ne pas trop se gêner, puis on est partis.

Il y a ceux qui nagent au milieu du Rhône, à l’endroit où les courants sont les plus forts. Mais c’est une véritable machine à laver là-dedans : coups de pieds, de mains… Donc moi je décide de rester près des berges.

Le temps passe, aucune notion du temps, je vois les quais défiler, on passe sous un pont, le courant est assez fort à cet endroit. Je vois passer Fourvière, je me serais bien arrêté pour moi un chocolat chaud, mais je n’avais probablement pas le temps. 

2ème pont…3ème pont, les sensations sont toujours bonnes, je nage en crawl tout le temps. Pas de douleurs. Jusque là, ça va plutôt bien en fait. Ma maman me suivait sur les berges et je l’entendais m’encourager de temps à autre.

4ème pont : ça y est, je vois Confluence ! Ça veut dire que c’est bientôt la fin non ? Donc je continue, je ne vais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! Un bras devant l’autre, en évitant les péniches et les quelques algues qui se battent en duel.

C’est long tout de même… J’avais l’impression que le musée des Confluences ne se rapprochait jamais. J’en suis à 2,5km de la course et les quais sont remplacés par des arbres, tout le long du Rhône.

Je commence à sentir la fatigue, j’ai les jambes lourdes et ça tire un peu dans mes mains. Donc j’alterne crawl et brasse, d’abord pour me reposer, et ensuite pour pouvoir mieux m’orienter. Comme je n’ai pas la bonne technique en crawl, je zigzague pas mal, et c’est fatigant.

5ème pont : c’est le dernier, le musée est juste là…donc la ligne d’arrivée devrait l’être aussi !

Et bien non en fait, j’ai beau chercher, je ne la vois pas. Alors on continue de nager, à ce stade de la course je ne vois plus grand monde devant moi (ils sont loiiiiin) mais il en reste quand même derrière moi, et je reprends un peu la pêche.

3km : Ça y est ! Elle est là, cette arche d’arrivée ! Les premières pensées qui me passent par l’esprit ne sont pas dignes d’êtres écrites, mais je peux vous dire que ça faisait un moment que je l’attendais.

50 minutes et 10 secondes après que le départ a été donné, je tape dans l’arche d’arrivée. Et à ce moment-là, toute personne normalement constituée s’attend à pouvoir sortir de l’eau SAUF QUE (et c’est le plus fourbe dans l’histoire), il y a encore 100 mètres à faire pour atteindre le quai.

Récupération du graal (alias la petite médaille), je rends ma puce électronique, rejoins ma maman et me pose 5 minutes dans l’herbe avant de repartir à pied vers le Village nageur.

Conclusion : une course que j’ai adorée. Nager dans Lyon ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire tous les jours. Une organisation au top. Niveau sécurité, je m’attendais à plus de kayaks par contre. Mais ça n’a pas gêné le bon déroulement de la course à première vue.

Niveau « moi », ça a été. Je n’ai pas subit autant que lors des triathlons en Thaïlande et je m’en suis plutôt bien sortie avec si peu d’entraînements natation.

Classement final : 

158ème sur 180 participants

23ème sur 30 dans ma catégorie (femmes 18-29)

47ème sur 60 femmes au total

Temps : 50’10’’ (1’26’’/100m) avec 19’ d’écart avec le premier.


— English version —

3.5km swimming race in the Rhône, in the heart of Lyon.

June, Thailand.

I find this race on the internet, 3 race’s size in open water (lake, river, sea …): 5.5km, 3.5km or 1km. I thought the longest format at first, soon calmed by a local friend who knows the requirements of the sport, I fall back on the 3.5km.

My longest distance in a swimming race is 400 meters … and in the pool (so no current, no waves = simplicity). I will very clearly have to train a little (at least).

Fortunately for me, I have 1 month of volunteering on a Greek island planned for July. I’m swimming in the sea several times a week. Between 500 meters and 2km a day, against the current (or not elsewhere), it was a great training.

In August … it’s the absolute void. 3 workouts throughout the month, and in the pool. It was not glorious.

Saturday, August 31

Recovery of my running cap (bib number 255) and water is at 22 ° C, the wetsuit is allowed.

On this race, there is a cut-off time of 1h30. If at the end of this hour, there are still participants in the water, the organization must stop them for their safety (river traffic resumes).
It was my main fear, not being able to finish in time, and therefore not being able to finish the race.

I could have registered on the shorter distance … but I did not see the interest of swimming « only » 1km. So, a little more challenge with the goal of having fun!

Sunday September 1st

8am: awakening, a breakfast difficult to swallow because of the knotted belly. Only a banana, energy capsules, a big can of water and here I am to make my bag. I am taking:

  • My combination
  • Neck protector (around the neck to protect against irritation of the suit)
  • Swimsuit (under the suit)
  • Towel
  • Glasses (x2, I do not know which ones I will use)
  • Bonnet of the race
  • Cakes and banana (yes yes, again)

My departure is at 10:30, with a briefing at 10:15. But I decide to leave earlier than expected to see the 5.5km swimmers and enjoy the docks a little.

9:30 am: My mother joins me at the Swimmers Village, in front of the Hôtel Dieu, it is here that the departure will take place. 200 participants are expected for my race.
And in total, 550 people will throw themselves into the Rhône on this beautiful day.

I get my chip that I attach immediately to my wrist. Upon arrival, I must hit « the arrival arch », which will be above our heads. (In triathlon, the chip is attached to the ankle since we run the final line.)

Stress goes up a bit, I have 2 hopes:

  1. manage to finish the race
  2. that I will not be the last one.

10:15 am: group photo. No one is feeling good at this point, many wonder why they did not stay in bed.

10:30 am: we enter the water … it’s coooold. My feet immediately froze. We spread out so as not to embarrass ourselves, then we left.
There are those who swim in the middle of the Rhône, where the currents are the strongest. But it’s a real washing machine in there: kicks, hands … So I decide to stay near the docks.

Time passes, no notion of time, I see the docks scroll, we go under a bridge, the current is stronger at this place. I see Fourvière, I would have stopped for a hot chocolate, but I probably did not have time.

2nd bridge … 3rd bridge, the sensations are always good, I swim in crawl all the time. No pain. So far, it’s pretty good actually. My mother followed me on the docks and I heard her encouraging me from time to time.

4th bridge: that’s it, I see Confluence! Does that mean it’s almost the end? So I continue, I will not stop in this way! One arm in front of the other, avoiding boats and some fighting algae.

It’s still a long time… I had the impression that the museum of Confluences never approached. I’m 2.5km from the race and the docks are replaced by trees, all along the Rhone.

I start to feel tired, my legs are heavy and it pulls a little in my hands. So I alternate crawl and brew, first to rest, and then to better orient myself.
As I do not have the right technique in crawl, I zigzag a lot, and it’s tiring.

5th bridge: it’s the last one, the museum is just there … so the finish line should be too!
Well no, in fact, I’m looking for it, I do not see it. So we continue to swim, at this stage of the race I do not see many people before me (they are lawiiiin) but it still remains behind me, and I resume a little fishing.

3km: That’s it! She is here, this arrival ark! The first thoughts that pass through my mind are not worthy of being written, but I can tell you that it was a while since I expected it.

50 minutes and 10 seconds after the start has been given, I’m hitting the finish arch. And at that moment, anybody normally formed expects to be able to get out of the water EXCEPT (and this is the most duplicitous in history), there is still 100 meters to reach the dock.

Recovering the grail (aka the little medal), I return my microchip, join my mom and put me 5 minutes in the grass before walking back to the Swim Village.

Conclusion: a race I loved. Swimming in Lyon is not something you can do every day. An organization at the top. Level security, I was expecting more kayaks by cons. But that did not bother the smooth running of the race at first sight.
Level « me », it was. I did not suffer as much as at triathlons in Thailand, I did pretty well with so few swimming training.

Final classification:

158th out of 180 participants
23rd out of 30 in my category (women 18-29)
47th out of 60 women in total

Time: 50’10  » (1’26  » / 100m) with 19 ‘difference with the first.

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