Ultra Boucle de la Sarra 2018 – Lyon

1 boucle. 2 km. 90 m de D+. 563 marches d’escaliers. 24h solo ou 6h solo, en binôme/trinôme.

Voilà ce qu’est l’Ultra Boucle de la Sarra (UBS pour les intimes). Une course horaire hors normes, dans les pentes de la colline de Fourvière.

Le but ? Réaliser le plus de tours possible en courant, monter le plus de marches…dépasser ses limites.

Pourquoi je me suis inscrite ? En fin d’année 2017, un lendemain de week-end d’intégration, je trouve un co-équipier et fais de cette course un défi personnel. J’ai alors 6 mois pour m’entraîner à monter les marches de la montée Nicolas de Lange.

25 mai 2018 : récupération des dossards. Numéro d’équipe : 201. J’assiste au départ du 24h, plutôt flamboyant ! Je participerais à cette 6ème édition en relais à 2 !

 

26 mai

17h, le départ est donné. C’est mon co-équipier qui effectue le premier tour, avec un départ en côte dans la piste de la Sarra.

17h15, je pars pour mon premier tour. La descente dans les tréfonds de la Sarra, ça pique. On sent les abdos qui forcent, avec les secours qui attendent tout en bas. Mais ce n’est que le premier tour après tout. Il est encore tôt, tout le long du parcours, des visiteurs sont là et nous encouragent, même les bénévoles sont au top ! On arrive en bas des escaliers…et là, le carnage commence. Ça souffle, ça marche, ça parle beaucoup. On discute avec les coureurs du 24h, ils en ont plein les pattes, déjà 18h qu’ils sont en course. Après les escaliers, c’est presque fini, la passerelle et j’arrive au tapis rouge où je donne le relais à Antoine, mon co-équipier.

20h, un énième tour. J’appréhendais beaucoup la durée de la course, 6h ça peut être long si le corps n’est pas prêt. Finalement, tout va très vite, les tours s’enchaînent. Ça parle moins dans les escaliers, on entend juste le souffle de ceux qui courent encore. Je commence à avoir mal aux genoux, je souffre du syndrome essuies-glace, alias tendinite du fascia-lata (TFL). La descente de la sarra fait mal, je marche et puis la douleur se calme et je repars.

22h, plus qu’une heure de course. Ça y est, il reste 1 heure. Je ne le croyais pas quand les bénévoles nous l’on crié dans les escaliers. Mais si. Je compte le nombre de boucles qu’il me reste à faire. 3 ou peut-être 2. Le balai des frontales commence à balayer l’esplanade. La montée de lange s’illumine de bougies…spectacle magnifique que j’aurais bien admiré plus amplement si mon co-équipier ne m’attendais pas sur le tapis rouge !

22h57, encore le temps pour faire un tour ! À 23h, on ne peut plus commencer les boucles, mais j’ai encore le temps, en 3 minutes, d’arriver à l’esplanade et passer le relais ! J’ai mal au genoux, je marche beaucoup, je perds espoir d’ajouter un tour au compteur. Et puis je rejoins un coureur du 24h, il me motive, me relance (si tu me lis, merci beaucoup), il me reste 700 mètres à faire…je m’accroche, je sers les dents, et j’y arrive. 2 minutes d’avance pour laisser à Antoine le soin de finir cette course en beauté.

Nous terminons finalement 24 sur 35 sur les relais à 2 ! Plutôt bon, sachant que niveau entraînement – santé physique, que ce soit pour moi ou mon co-équipier ça n’aura pas été trop ça…

 

À 23:12:21. 25 tours. 51,2 km. 14 075 marches. Une course mémorable, atypique et magique.

 

Bilan : 

  • Relais : sûrement le plus dur, s’arrêter tous les tours, c’est à dire tous les 2 km, c’est bon pour le cardio ! Il m’aura fallu du temps pour me mettre bien en route au final, à peu près 2 heures.
  • Ravitaillement : oranges, gels, chocolats, dragibus, fromage et j’en passe. Des bénévoles au top qui ont toujours étés prêts à nous ouvrir une bouteille quand on avait pas assez de force dans les doigts !
  • Ambiance : 6h de musique, de rires, de partage non-stop. Un final magique, des larmes, parce qu’on s’est dépassé, parce qu’on a tenu jusqu’au bout.

Course que je referais…sous le format 6h solo, en 2020, puisque je ne serais pas en France l’an prochain !

 

Spéciale dédicace à mon coéquipier, parce qu’on ne se voit pas pendant 6h, excepté sur les échanges de relais, mais au final, on vit presque la même chose ! Merci d’avoir couru avec moi 😉

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