Open Swim Stars 5,5 km — Lyon

— English version below —

Le 30 août, j’étais inscrite sur l’Open Swim Stars de Lyon. L’OSS c’est une série de course à travers toute la France, dans les fleuves, rivières ou sur les côtes. À Lyon, la course se passe donc dans le Rhône.

Comme chaque année, plusieurs formats sont disponibles : 1,1 km, 3,5 km, 5,5 km, en individuel ou en relais.

En 2019 j’avais donc participé au 3,5 km, ce qui était une première pour moi ! Je n’avais pas jamais énormément nagé. Au début, je voulais me lancer directement sur le 5,5 km mais on m’en avait finalement dissuadé.

Cette année je reviens en force ! Avec un entraînement intensif de Janvier à Mars, puis un arrêt (presque) complet d’Avril à Août, mon état de forme n’est pas au mieux. Mais il était hors de question que je laisse passer cette chance. Alors, malgré mes doutes, j’ai pris mon courage à 2 mains et je me suis inscrite.

La piscine du Rhône à 18h en hiver

Dès mon retour de Londres le 24 Août, les doutes se font plus importants. Le 28 et 29, ce sont plutôt des journées tranquilles, je vais récupérer mon bonnet pour la course (n° 60 !) et j’en profite pour tester la température de l’eau. Elle doit être à 23°C, à peu près comme l’an dernier. Cela fait déjà plusieurs jours que j’hésite à mettre ma combinaison de nage !

Devant l’Hôtel Dieu

30 Août 2020

7h : réveil tranquille & p’tit déj’ à base d’avocat et d’œufs. Je décide de prendre ma combinaison parce que la nuit n’a pas été de bon conseil et que je suis toujours indécise !

8h : on est partis, plus on se rapproche, plus la boule que j’ai dans le ventre grossi. Un sentiment d’avant course que j’avais presque oublié. Je ne cherche pas à me détendre, c’est mission impossible.

8h45 : arrivée au village nageurs, à côté de la Porte des Enfants du Rhône (parc de la tête d’or). Je me décide finalement : ça sera avec la combi ! 5,5 km c’est plutôt long, je sors très clairement de ma zone de confort donc je n’ai pas envie de ma rajouter des difficultés en plus (froid, manque de flottabilité…). Faire des folies c’est bien, mais toujours en sécurité !

9h15 : la combinaison est enfilée, tous les nageurs sont arrivés, ont est 150 à peu près. Seulement 2 ou 3 nagent en maillot de bain. On fait le briefing : pas de difficultés particulières, 2 bouées rouges à passer avec l’épaule droite, faire attention aux péniches…

Et là, c’est le drame. Impossible de trouver mes élastiques à cheveux. Si je veux faire rentrer ma crinière dans mon bonnet de bain, j’ai intérêt à trouver une solution. Et vite ! Je regarde autour de moi, les filles qui sont là n’ont pas d’élastique à leur poignet. Donc il va falloir trouver autre chose. Ni une, ni deux j’attrape un masque chirurgical donné par l’organisation, je coupe les élastiques et fais 2 morceaux de fortune. Technique qui s’avère efficace puisque 5 min plus tard, j’ai un espèce de palmier qui se dresse sur ma tête.

9h20 : il est l’heure de rejoindre le lieu de départ, une des plages aménagées le long du Rhône. On traverse les bosquets et on marche dans la boue comme si de rien était, pieds nus. Les lyonnais nous regardent d’ailleurs très bizarrement… On échange quelques mots timides avec les autres concurrents, regrettant de ne pas être dans notre lit.

9h30 : on tâte l’eau, avec obligation de garder le masque sur notre figure jusqu’au départ, donc on fait quelques brasses en manquant de s’étouffer. C’est un départ en chrono qui est donné, tous les concurrents sont en file et on part un par un, sans oublier de toucher le tapis au sol avec notre puce au poignet pour l’activer !

9h34 : je jette mon masque dans la poubelle, active ma puce et je m’élance ! Pas de machine à laver (ce qui est bien appréciable) puisque l’on part chacun notre tour. À côté de moi nage une fille en combinaison orange fluo, je vais la suivre pendant un moment.

Les premiers 2 km passent assez vite, et l’on arrive en face de l’hôtel dieu. Comme je respire seulement du côté droit, je ne peux pas voir les nageurs du 3,5 km qui nous regardent passer, attendant patiemment leur tour. Moi par contre, je m’amuse comme une folle. J’arrive un garder un rythme plus ou moins homogène. 

On passe le pont de Bellecour, puis le pont de la Guillotière et enfin, le pont de l’université. À ce moment là, j’ai fait 3,5 km à peu près. Je n’ai pas encore fait de brasse, et je commence à avoir trop chaud dans ma combinaison.

Lorsque j’atteins le pont de Perrache, je commence à trouver le temps long. C’est la dernière ligne droite avant l’arrivée, après Confluence, mais p*naise, quelle est longue ! Je commence à avoir une douleur à la hanche, à force de faire toujours le même mouvement avec les jambes.

Il ne se passe strictement rien dans ma tête quand je nage. Autant en vélo et en course à pied, mon petit cerveau carbure. Autant en natation, c’est le grand vide. Comme le temps commence à être long, je commence à réfléchir sur mon année à Londres, mon master…

Une fois que Confluence est en vue, je retrouve du punch. Je prend un réel plaisir à nager, et j’essaye d’augmenter le rythme. J’aimerais que ce moment ne s’arrête pas. C’est avec surprise et retard aussi que je vois le drapeau d’arrivée, ne m’étant pas rapprochée au fur et à mesure de la rive, je dois faire un virage serré pour me rattraper. J’étais trop bien calée dans ma lancée !

Je sors de l’eau à 10h48, 1h13 après m’être jeté dedans. Et la première chose que je trouve à dire c’est : « j’aurais bien continué plus longtemps ! ».

Je finis cette course à la 102ème position (sur 142) ce qui n’est pas trop mal pour mon niveau de grenouille ! Dans ma catégorie (femmes 18 – 29 ans), je fais 7ème/14 !

Comme l’an dernier, l’organisation était au top et les bénévoles ont fait de leur mieux avec les mesures imposées contre le covid. Pour moi, c’est l’un des meilleurs rassemblement sportif à Lyon, donc j’espère pouvoir y retourner bientôt !



On August 30th, I was registered on the Lyon Open Swim Stars. The OSS is a series of races throughout France, in rivers or on the coast. In Lyon, the race takes place in the Rhône.

As every year, several formats are available: 1.1 km, 3.5 km, 5.5 km, individual or relay.

In 2019, I participated in the 3.5 km, which was a first for me! I had never swum much before. At the beginning, I wanted to go directly to the 5.5 km but I was finally discouraged from doing it.

This year I’m coming back in force! With an intensive training from January to March, then an (almost) complete stop from April to August, my shape was not at its best. But it was out of the question that I let this chance go by. So, despite my doubts, I took my courage in both hands and signed up.

As soon as I returned from London on August 24th, the doubts became more important. The 28th and 29th were rather quiet days, I went to pick up my cap for the race and I checked the water temperature. I’m still hesitating to put on my wetsuit!

August 30, 2020

7am: quiet wake-up & breakfast with avocado and eggs. I decide to take my wetsuit because the night hasn’t been good advice and I’m still undecided!

8am: we left, the closer we get, the bigger my stress was. A feeling of pre-race that I had almost forgotten. I’m not trying to relax, it’s an impossible mission.

8:45 am: arriving at the swimmers’ village, next to the Porte des Enfants du Rhône (Parc de la tête d’Or). Finally, I choose to swim with the wetsuit! 5.5 km is rather long, I’m clearly leaving my comfort zone so I don’t want to add more difficulties (cold, lack of buoyancy…). Doing crazy things is good, but always safe!

9:15 am: the wetsuit is on, all the swimmers arrived, we are about 150. One makes the briefing: no particular difficulties, 2 red buoys to pass with the right shoulder, pay attention to the boats on the side…

And that’s the drama. Impossible to find my hair elastics. If I want to fit my mane into my bathing cap, I’d better find a solution. And quickly! I look around, the girls here don’t have any rubber bands on their wrists. So we’ll have to find something else. Neither one nor two I grab a surgical mask donated by the organization, cut the elastic bands and make 2 makeshift pieces. This technique proves to be efficient since 5 minutes later, I have a kind of palm tree standing on my head.

9:20 am: it’s time for us to go to the starting point, one of the beaches along the Rhone. We cross the groves and walk in the mud as if nothing was wrong, barefoot. We exchange some shy words with the other competitors, regretting not to be in our bed.

9:30 am: we feel the water, with obligation to keep the mask on our face until the start. It is a start in chrono which is given, all the competitors are in line and we leave one by one, without forgetting to touch the carpet on the ground with our chip on the wrist to activate it!

9:34 am: I throw my mask in the trash, activate my chip and I go! No washing machine (which is very appreciable) since we leave each one our turn. Next to me swims a girl in an orange fluo wetsuit, I’m going to follow her for a while.

The first 2 km pass rather quickly, and we arrive in front of the Hotel Dieu. As I only breathe on the right side, I can’t see the swimmers of the 3.5 km who are watching us pass by, waiting patiently for their turn. I, on the other hand, am having a great time. I manage to keep a more or less homogeneous rhythm. 

We cross the bridge of Bellecour, then the bridge of Guillotière and finally the bridge of the University. At that moment, I did about 3.5 km. I haven’t done a breaststroke yet, and I’m starting to get too hot in my wetsuit.

When I reach the Perrache bridge, I start to find the time long. It’s the last straight before the finish line, after Confluence, but f*ck, what a long line! I’m starting to have pain in my hip, because I keep doing the same movement with my legs.

There’s absolutely nothing going on in my head when I swim. I’m cycling and running as much as I can, my little brain is running, literally. As much in swimming, it’s a big void. As time starts to be long, I start to think about my year in London, my master’s degree…

Once Confluence is in sight, I find punch again. I really enjoy swimming, and I try to increase the pace. I wish this moment wouldn’t end. It’s also with surprise and delay that I see the finish flag, as I didn’t get closer to the shore, I have to make a sharp turn to catch up. I was too much in my stride!

I get out of the water at 10:48 am, 1:13 am after throwing myself in. And the first thing I find to say is: « I would have continued longer! ».

I finish this race at the 102nd position (out of 142) which is not too bad for my frog level! In my category (women 18 – 29 years old), I am 7th/14!

Like last year, the organization was at the top and the volunteers did their best with the measures imposed against the covid. For me, it’s one of the best sports gathering in Lyon, so I hope to be able to go back there soon!

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