London – Bristol – London, 432 km à bicyclette

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2 jours pour faire l’aller-retour entre Londres et Bristol, soit un peu plus de 400 km. Avec comme seule compagnie, la météo anglaise…

Moi : « On pourrait aller à Édimbourg en vélo…ça fait juste 700 km à peu près »

Mon cerveau : « C’est quand même un peu loin, faudrait qu’on s’entraîne un petit peu avant. »

Moi : « Bon d’accord…Bristol du coup ?! C’est juste 400 km aller-retour« .

Voilà comment m’est venue l’idée d’aller à Bristol. J’ai déjà fait le sud avec Brighton, donc pourquoi pas traverser tout le pays, vers l’ouest.. Mais ne vous inquiétez pas, Édimbourg est toujours sur la liste.

Nous sommes donc début novembre, et je commence à planifier mon parcours. J’utilise l’application Komoot, parce qu’en plus de proposer un tracé clair, le site propose aussi des suggestions d’itinéraire. Des endroits connus ou beaux à voir en faisant un petit détour.

Le parcours final fait donc 430 km avec 3000 m de dénivelé positif au total.

Puis se pose la question de quand. J’ai cours tous les jours…sauf le vendredi 20 novembre. Partir le vendredi, garder le samedi comme jour de repos et revenir le dimanche. Ça, c’était le plan de départ, même si j’hésitais quand même à faire l’aller-retour en 2 jours. Ce n’est que le 16 novembre que je me décide finalement à le faire vendredi-samedi puisque le dimanche j’ai un shooting de prévu !

Je me donnais un joker au niveau de la météo. Si le temps était trop mauvais, je me laissais la possibilité de repousser ce petit défi. Déjà que ça n’allait pas être simple, alors si en plus j’ai la tempête…

Nutrition

J-4 : pour la nutrition, c’est bon !

2 jours avant, je bois de la maltodextrine de maïs de chez Meltonic. Ça permet d’augmenter les réserves énergétiques pour être au top le jour J.

Pour l’aller et le retour je prévois les mêmes quantités, sachant que je passe dans des villes, donc je peux m’arrêter pour acheter à manger. Donc pour chaque 200 km, j’ai :

  • 2 purées (je prends celle de chez Baouw habituellement, mais je n’en avais plus, donc je prends des purées pour bébé)
  • 2 barres (Baouw, Meltonic & Cliff, elles tiennent super bien au ventre et ne sont pas trop sèches, un gros coup de coeur)
  • 1 pâte de fruits
  • 2 sandwiches
  • 2 gels en plus, au cas où

Le ravitaillement, c’est un de mes points faibles. On se souvient de la SaintéLyon l’an dernier. J’avais eu tellement froid que j’avais arrêté de manger, grave erreur. Sauf que je n’étais pas seule, contrairement à maintenant. Donc interdiction de me planter quelque part.

Mon plan donne donc à peu près ça :

  • 25e km : une barre
  • 50e km : une purée
  • 100e km : sandwich + barre vu qu’on est à mi-parcours
  • 150e km : sandwich + une purée

Dans les faits ça c’est passé un peu différemment, j’ai bien respecté le plan, mais je me suis retrouvé à manger un 3e sandwich 10 km avant l’arrivée tellement j’étais à plat.

Pour la préparation de mes affaires…ça s’est fait la veille. J’avais une semaine très chargé avec mes cours, et le jeudi nous avions une présentation importante. Nous avons finir la soirée avec quelques pizzas à l’école… Donc j’ai préparé mon sac à 11h du soir pour un départ le vendredi matin à 6h.

Vêtements & affaires que j’emmène

  • Un sac de trail de 15L : je n’utilise pas de sacoches sur mon vélo, donc tout sur le dos ;
  • des lampes : obligatoire, je vais rouler de nuit ;
  • un gilet fluo : même si j’ai les lampes, elles peuvent ne pas suffire. Au moins, on ne peut pas louper une tâche rose ;
  • masque, mais comme j’ai mes tours de cou, je ne vais pas l’utiliser ;
  • batterie portable & câbles ;
  • papiers d’identité ;
  • crème pour la peau de chamois ;
  • gants de rechange (il faut absolument que j’évite d’avoir les mains trop mouillées) ;
  • huile de massage à l’arnica ;
  • Chambre à air x2, pompe, rustines, démontes-pneus, outil multifonctions

Sur moi j’aurais :

  • Un collant imperméable (de chez Craft, il est incroyable) ;
  • manchettes ;
  • 2 sous-couches (manches courtes & manches longues) ;
  • un maillot de vélo ;
  • une veste polaire & imperméable ;
  • un tour de cou & des gants longs ;
  • 2 paires de chaussettes.

Au moins je n’aurais pas eu froid (sauf aux pieds, mais c’est normal ça) !

Jour-J

Vendredi 20 novembre

4h25 : je suis réveillée, ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. L’idée de partir plus tôt m’a vaguement traversé l’esprit, mais m’étant couché à 11h la veille, ça n’aurait pas été raisonnable.

5h : le réveil sonne. À ce moment-là, je serais bien restée dormir un peu plus par contre. Un plat de pâtes en guise de p’tit déj’, habillage, remplissage des gourdes et je suis partie !

6h, l’heure d’y aller

8h30 : 50e km, la sortie de Londres a été plutôt rapide. Beaucoup de bouchons donc je n’ai pas trop vu le temps passer. Il fait un peu froid, mais il ne pleut pas donc c’est plutôt bon signe ! Je fais ma 1re pause avec la vue sur le château de Windsor. C’est une forteresse médiévale très connue pour être l’une des résidences de la famille royale.

9h30 : 70 km.

11h : 83e km ≈. J’aurais dû me taire. Il pleut beaucoup. J’ai cru à une petite averse au début, mais ça ne s’arrêtait pas. Grosse baisse de moral. La pluie et le froid me fatiguent beaucoup, et le faire d’être seule rend aussi les choses plus compliquées. Donc je mange mon petit sandwich un peu plus tôt que prévu : comté guacamole, rien de mieux pour se remonter le moral !

Vous noterez que mon petit bébé est encore propre (mais rassurez-vous, ça ne va pas continuer comme ça longtemps).

12h45 : 130e km. Il pleut toujours, je m’arrête dans une station essence pour m’abriter le temps de manger un bout. Les jambes vont bien, mais le mental flanche un peu. J’ai la chance de recevoir énormément de messages de la part d’amis qui me suivent dans mes folies donc ça fait tout de même très plaisir !

13h10 : 135e km. Très optimiste sur cette vidéo, même un peu trop. Je ne savais pas encore que j’allais mettre bien plus de temps que prévu à arriver à Bristol.

13h : 150e km. Il pleut toujours. J’arrive aux fameux cercles de pierres d’Avebury que j’attendais depuis si longtemps. Le village d’Avebury possède 3 différents cercles, dont le plus grand cercle au monde. Moins connus que Stonehenge, ils sont pourtant à peu près pareils. Et on peut toucher les pierres (ce qui n’est pas le cas pour Stonehenge). Le principal but de ces cercles de pierres est toujours inconnu, mais les archéologues pensent qu’ils servaient pour des rituels de cérémonies religieuses. Aujourd’hui, le village est sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

15h : 170e km. Perdue au milieu de la campagne, avec du vent de face. Énième pause pour tenter de se remotiver un peu, mais c’est sacrément compliqué. Je commence à avoir des douleurs dans la nuque à force d’être tout le temps dans la même position.

17h : 192e km. Arrivée à Bath. Il fait nuit depuis une bonne heure maintenant. C’est bientôt la fin, et pourtant, j’ai l’impression que je n’avance pas. Bristol paraît si proche et si loin à la fois.

18h : 203e km. Je suis à Keynsham. Il me reste 5km. Ce n’est rien du tout. Mais je suis à bout, j’ai plus de forces, il ne fait que pleuvoir, il fait nuit aussi. J’ai passé la barre des 200 km aussi, mon record jusqu’à maintenant. Je décide de m’arrêter un peu pour acheter un morceau à manger. Au même moment, ma maman m’appelle, donc je prends quelques minutes. Appel qui m’aura fait du bien, et relancée pour la fin de la journée.

18h45 : 210e km. Je suis enfin en train d’acheter mon repas du soir. Le plus drôle dans l’histoire c’est que, dans la nuit, je n’ai pas vu l’hôtel. Ce n’est qu’une fois arrivée dans le centre-ville que je me suis rendue compte que j’étais allée beaucoup trop loin. En guise de repas du soir, c’est une salade de pâtes et une limonade. 10 minutes plus tard, je suis à l’hôtel et je m’effondre sur la moquette de ma chambre.

21h : après un massage avec de l‘huile d’arnica, c’est l’heure de dormir. Le réveil est prévu assez tôt pour pouvoir arriver à Londres assez tôt (si tout se passe bien).

Samedi 21 novembre

5h : et voilà, on recommence aujourd’hui. Et en sens inverse. Je n’ai pas de grosses courbatures donc je suis plutôt heureuse sur ce point, par contre le réveil reste quand même un peu compliqué.

6h : il fait nuit noire (on s’en doutait hein). L’avantage, c’est qu’il y a presque personne sur la route, donc je vais être plutôt tranquille pour la traversée de Bristol.

6h20 : je voulais faire une jolie photo devant la cathédrale, mais dans le noir ça rend tout de suite moins bien…

8h30 : 250e km. Il fait froid, avec beaucoup de vent. Le début de la journée commence dans le noir, donc ça ne me motive pas trop.

11h15 : 300e km. Je suis de retour sur le parcours que j’ai pris à l’aller, au moins ça me remonte le moral. Le fait de repasser par des lieux que j’ai déjà vus permet de se dire « je reconnais, ça y est, je ne suis plus très loin ! », même si, au fond, il reste quand même un sacré nombre de km. En l’occurrence, le petit village dans lequel je m’arrête a une petite place très sympa. J’y croise même des cavaliers !

11h30 : je n’avais pas prévu de m’arrêter ici. Mais comme je n’ai pas pu faire ma photo devant la cathédrale de Bristol, il faut que j’en fasse une sur le chemin du retour. Ça tombe bien, je passe devant une barrière sur laquelle je peux réussir à caler mon portable ! Il y avait tellement de vent qu’il m’aura fallu plusieurs essais pour avoir un résultat réussi !

12h35 : 320e km. Comme je n’ai pas pu faire mes sandwichs vu que j’étais à l’hôtel, je m’arrête dans un supermarché à Newbury. Et là, oh miracle, le soleil pointe son nez. J’ai donc le bonheur de manger mon petit sandwich triangle en bronzant un peu.

Depuis le 290e km, je commence à sacrément souffrir. Que ça soit mentalement ou physiquement ça commence être dur. Pour me donner un but, un objectif, pour rendre Londres moins loin, je découpe le parcours en 10 km. J’arrive à me motiver en me disant « aller, plus que 10 km et on est à 300 km ». Puis « aller, encore 10 km et on arrive à 310 km ».

Je fais aussi de plus en plus de pauses, tous les 10 km parfois, tous les 20 km parfois. En général, ce sont des pauses d’une minute, le temps de boire un coup, se reposer en haut d’une colline ou profiter d’un village.

14h39: j’aperçois le premier panneau qui annonce Windsor. J’étais tellement heureuse et soulagée que je me suis quand même arrêtée pour prendre une photo. C’est pour vous dire mon niveau de fatigue.

3h30: Windsor, ça veut dire beaucoup de choses à ce moment-là. Ça veut dire qu’il ne me reste plus que 50 km avant d’être arrivée. Ça veut dire que j’ai presque terminé mon défi. Le problème, c’est qu’il commence à faire sombre et que je ne commence à plus avancer aussi vite. Je commence à avoir de sacrées douleurs dans les poignets à force d’être dans la même position. Des douleurs dans la cheville et le genou arrivent aussi. Je mange un bout, j’appelle mes parents histoire de me remonter le moral un peu et de les tenir au courant de mon avancée.

À part tout ça, Windsor c’est un très joli village. Même une petite ville en fait. Vous avez la possibilité de vous balader le long du canal, et nourrir les canards, c’est d’ailleurs là que j’ai fait ma pause. Vous remarquez que mon petit vélo n’est plus aussi propre qu’au début !

17h30 : je ne sais plus à quel kilomètre j’en suis. Mais je peux enfin faire ma photo de la grande roue, preuve irréfutable que je suis presque arrivée. Même si je suis dans les arrondissements de la capitale depuis un moment maintenant, je dois encore traverser tout le centre pour rejoindre Greenwich, qui se situe plus à l’est.

Dans les rues, tout le monde est dehors. Il y a presque une ambiance de marché de Noël, malgré un supposé confinement qui n’est pas beaucoup respecté.

18h15 : de nuit, je ne reconnais plus rien. Je sais qu’une fois que j’aurais passé le DLR (les trains) de Depford, je ne serais plus très loin. Pourtant, j’ai beau attendre et pédaler tant bien que mal, je ne vois toujours pas le panneau de la gare. Et puis d’un coup, je le vois… »Cutty Sark DLR » (il faut savoir que le DLR de Cutty Sark est plus proche de chez moi que celui de Depford). Je fonds en larmes. Je n’ai jamais été aussi proche.

18h30 : arrivéeeeeee. J’accuse sacrément le coup. Fatiguée. J’ai mal partout. J’ai faim aussi. Je n’ai pas trop le temps de traîner, je dois célébrer ce petit défi réussi avec des amis ! Je prends une douche et je ressors pour aller faire quelques courses, puisque mes placards étaient affreusement vides.

Curieusement je n’ai pas mal aux cuisses, aucune courbature, peut être qu’elles arriveront demain. Mes seules douleurs sont à la nuque, au genou et à la cheville.

La nuque, c’est à force d’avoir passé trop de temps dans la même position, la tête à l’horizontale, tout à fait normal. Le genou gauche, c’est parce que, à chaque feu rouge, j’ai toujours déclipsé avec le genou gauche. Grave erreur. Et la cheville droite, c’est parce que, quand je ne pédale pas, j’ai toujours la jambe droite en bas, donc c’est le muscle de la cheville qui prend tout. Sur des petites distances, ce sont des petites choses sans importance, mais sur 400 km…et bien ça change tout.

J+1

6h : j’aurais adoré dormir plus longtemps, et j’en aurais bien eu besoin. Mais j’ai une séance photo à l’autre bout de Londres… en talons. Et pourtant, toujours aucune courbature.

Comment conclure sur ce petit voyage ?

432,10 km • 3201 m de D+ • 23 heures • 22 km/h ≈ • 7800 calories

Un défi très dur physiquement, mais aussi mentalement. J’étais toute seule pour m’écouter me plaindre et me morfondre, mais j’ai eu la chance d’avoir des supporters extraordinaires. Merci à tous ceux qui ont cru en moi et m’ont motivée à terminer. C’était mon premier défi « hors course », que j’ai dû gérer de A à Z.

On me demande souvent ce que je fais quand je roule. Pendant mes entraînements j’ai souvent de la musique. Ici, je gardais la musique pour quand je serais vraiment au bout du rouleau, mais je ne l’ai finalement jamais utilisé. Je peux réfléchir aux échéances qui arrivent, où continuer mes études, ce qui me plaît où non. Passer 2 jours seule permet de faire une belle petite introspective de soi même pour savoir où j’en suis.

Un prochain défi comme celui-là devrait arriver très bientôt. Mais pour l’instant, place au repos.





🇬🇧 2 days to make the round trip between London and Bristol, a little more than 250 miles (400 km). With the only company of the English weather…

Me : « We could go to Edinburgh by bike…it’s only about 435 mile (700 km)… »
My brain: « It’s still a bit far away, we should train a little bit first. »
Me : « OK, OK…Bristol then?! It’s just 250 miles (400 km) round trip ».

That’s how I got the idea to go to Bristol. I’ve already done the south with Brighton, so why not go through the whole country, westwards… But don’t worry, Edinburgh is still on the list.

Early November, and I’m starting to plan my route. I’m using Komoot application/website, because in addition of making a clear route, the site also offers routes suggestions. It can be famous or just beautiful places to see by making a little extra.
The final route is around 270 miles (430 km) long with a total of 3000 elevation gain

Then the question arises of when. I have classes every day…except Friday 20th November. I leave on Friday, on Saturday I stay in Bristol for a rest day and come back on Sunday. That was the original plan, even though I was hesitant to make the round trip in 2 days. It wasn’t until the 16th of November that I finally decided to do it Friday-Saturday as I had a shooting scheduled for Sunday!

I gave myself a joker on the weather. If the weather was too bad, I would give myself the possibility to postpone this little challenge. It wasn’t going to be easy, so if on top of that I was going to have the storm…

Nutrition

D-4: for nutrition, it’s all good!
2 days before, I drink corn maltodextrin from Meltonic. It helps increase energy reserves to be at my best on D-day.
For the outward and return journey I plan to take the same quantities, knowing that I’m passing through towns, so I can stop to buy food. So for every 200 km, I have :

  • 2 purees (I usually take the one from Baouw’s, but I didn’t have some anymore, so I take baby purees).
  • 2 bars (Baouw, Meltonic & Cliff, they hold super well to the belly and are not too dry, a big plus)
  • 1 fruit paste
  • 2 sandwiches
  • 2 extra gels, in case something goes wrong

Food is one of my weak points. We remember the SaintéLyon last year. I had been so cold that I stopped eating, which was a big mistake. Except that I wasn’t alone, unlike now. So I am not allowed to do the same mistake again.

So my plan looks something like this:

  • 25th km: a bar
  • 50th km: a puree
  • 100th km: sandwich + bar as we are halfway there
  • 150th km: sandwich + a puree

In fact it happened a little bit differently. I did respect the plan but I found myself eating a 3rd sandwich 6 mile (10 km) before the finish line because I was dying.

To prepare my stuff…I did it the day before. I had a very busy week with my classes and on Thursday we had an important presentation. So I prepared my bag at 11pm for a start on Friday morning at 6am.

Clothes and things I’m taking with me

  • a 15L trail bag: I don’t use saddlebags on my bike, so everything is on my back;
  • lights: obligatory, I will ride at night;
  • a pink, fluorescent waistcoat: even if I have the lamps, they may not be enough. At least you can’t miss a pink stain;
  • mask;
  • portable battery & cables;
  • identity papers;
  • pad cream;
  • spare gloves;
  • arnica massage oil;
  • inner tube x2, pump, patches, tyre levers, multifunction tool.

On me:

  • waterproof tights (from Craft, they are incredible),
  • cuffs,
  • 2 underlayers (short & long sleeves),
  • a cycling jersey,
  • a waterproof/windproof jacket,
  • a neckband & long gloves,
  • 2 pairs of socks.

At least I wouldn’t have been cold (except my feet, but that’s normal)!

D-Day

Friday 20th November

4:25 am: I’m awake, don’t ask me why, I don’t know. The idea of leaving earlier vaguely crossed my mind, but having gone to bed at 11am the night before, it wouldn’t have been reasonable.

5 am: the alarm clock goes on. At that point I would have stayed in my bed a little longer though. A plate of pasta for breakfast, dressing, filling the water bottles and I left!

8:30 am: 31 mile (50th km), the exit from London was rather fast. Lots of traffic jams so I didn’t see too much the time. It’s a bit cold, but it’s not raining so that’s a good sign! I take my first break with a view on Windsor Castle. It’s a medieval fortress well known for being one of the residences of the royal family.

9:30 am: 44 mile (70th km). Everything going well. It’s not raining, just a bit cold. Enjoying the countryside and eating a bit before going back on the bike.

11 am: 52 mile (83rd km) ≈. I should have kept my mouth shut. It’s raining, a lot. I thought it was a little shower at first, but it didn’t stop. Big drop in my moral at that time. The rain and the cold make me very tired, and being alone also makes things more complicated. So I eat my little sandwich a little earlier than I had planned: guacamole & French cheese, nothing better to cheer me up!

12:45 pm: 81 mile (130th km). It’s still raining, I stop at a petrol station for a shelter while I eat a bit. My legs are fine but my mind is a bit shaky. I’m lucky to receive a lot of messages from friends who follow me in my craziness so it’s still encouraging!

1:10 pm: 84 mile (135th km). Very optimistic on this video, even a little too much tho. I didn’t know yet that it would take me much longer than expected to get to Bristol.

2 pm: 93 mile (150th km). It is still raining. I arrive at the famous Avebury stone circles that I had been waiting for so long. The village of Avebury has 3 different circles, including the largest circle in the world. Less well known than Stonehenge, they are however almost the same. And you can touch the stones (which is not the case for Stonehenge). The main purpose of these stone circles is still unknown, but archaeologists believe that they were used for religious ceremonial rituals. Today, the village is on the UNESCO World Heritage List.

3 pm: 106 mile (170th km). Lost in the middle of the countryside, with a lot of wind. Doing a break, again, to try to get some motivation, but it’s quite complicated. I’m starting to get pains in my neck from being in the same position all the time.

5 pm: 120 mile (192nd km). Arrived in Bath. It’s been dark for a good hour now. It’s almost the end, and yet I feel like I’m not making any progress. Bristol seems so close and so far at the same time.

6 pm: 126 mile (203rd km). I am in Keynsham. I have 5km left. It’s nothing at all. But I’m at the end of my rope, I have no strength left, it’s only raining, it’s dark too. I’ve passed the 200 km mark too, my record so far. I decide to stop for a while to buy a bite to eat. At the same time my mum calls me so I take a few minutes. A call that will have done me good, and I’m back on track for the end of the day.

6:45 pm: 130 mile (210th km). I am finally buying my evening meal. The funny thing is that, in the night, I didn’t see the hotel. It wasn’t until I arrived in the city centre that I realised that I had gone much too far. Got some pasta salad and lemonade for my meal. 10 min later I am at the hotel and I collapse on the carpet of my room.

9 pm: after a massage with arnica oil it’s time to sleep. Planning to wake up early enough to be able to arrive in London early enough (if all goes well).

Saturday 21st November

5 am: and here we go again. And in the opposite direction. I don’t have big aches and pains so I’m rather happy on this point, on the other hand the alarm clock remains a little complicated.

6 am: it’s dark (as we suspected). The advantage is that there is almost nobody on the road, so it will be rather quiet for the crossing of Bristol.

6:20 am: I wanted to take a nice picture in front of the cathedral, but in the dark it doesn’t look so good right now…

8:30 am: 155 mile (250th km). It is cold, with a lot of wind. The beginning of the day starts in the dark, so it doesn’t motivate me so much.

11:15 am: 186 mile (300th km). I’m back on the course I took on the outward journey, at least that cheers me up. The fact that I’m passing by places I’ve already seen allows me to say to myself « I recognise, this, I’m not far away anymore! « even if, in the end, there are still quite a few kilometres to go. In this case, the little village I stop in has a very nice little square. I even meet some riders there!

11:30 am: I hadn’t planned to stop here. But as I couldn’t take my photo in front of Bristol Cathedral, I have to take one on the way back. It’s a good thing that I pass a fence where I can manage to wedge my mobile phone! I just needed a few try because they were so much wind!

12:35pm: 199 mile (320th km). As I couldn’t make my sandwiches as I was at the hotel, I stop at a supermarket in Newbury. And there, oh miracle, the sun points its nose. So I have the pleasure to eat my little triangle sandwich and get a little tan.

Since the 290th km, I start to suffer a lot. Mentally and physically. To give myself a goal, an objective, to make London less far, I cut the course into 10 km. I manage to motivate myself by telling « go, only 10 km to go and we are 300 km away ». Then « go, another 10 km and we are 310 km away ».
I also take more and more breaks, sometimes every 10 km, sometimes every 20 km. Usually they are one-minute breaks, time to have a drink, rest at the top of a hill or enjoy a village.

2:39 pm: I see the first sign announcing Windsor. I was so happy and relieved that I stopped to take a picture anyway. This is to tell you how tired I am.

3:30 pm: Windsor means a lot at that time. It means that I only have 31 mile (50 km) left before I arrive. It means that I have almost finished my challenge. The problem is that it’s getting dark and I’m not as fast anymore. I’m starting to get a lot of pain in my wrists from being in the same position. Pain in my ankle and knee is also starting. I eat a bite, call my parents to cheer me up a bit and let them know how I am doing.

Other than that, Windsor is a very pretty town. You can walk along the canal and feed the ducks, that’s where I took my break. You will notice that my bike is not as clean as it was at the beginning!

5:30 pm: I don’t know how far I’ve come. But I can finally take my picture of the London Eye, irrefutable proof that I’m almost there. Even though I’ve been in the capital’s boroughs for a while now, I still have to cross the whole centre to reach Greenwich, which is further east.
In the streets, everyone is out. There’s almost a Christmas market atmosphere, despite the supposed confinement which is not much respected.

6.15 pm: at night, I don’t recognise anything anymore. I know that once I pass the DLR (trains) from Depford, I won’t be far away. However, no matter how hard I wait and pedal, I still don’t see the station sign. And then suddenly I see it… « Cutty Sark DLR » (Cutty Sark’s DLR is closer to my house than Depford’s). At that moment, I burst into tears. I’ve never been so close.

6:30 pm: arrived!. I’m really tired. It hurts all over. I’m hungry too. I don’t have too much time to hang around, I have to celebrate this successful little challenge with friends! I take a shower and go outside to do some shopping, as my cupboards were terribly empty.

Curiously I don’t have any pain in my thighs, no soreness, maybe they will arrive tomorrow. My only pains are in my neck, knee and ankle.
The neck is a result of having spent too much time in the same position with my head at the horizontal, which is completely normal. The left knee is because at every traffic light I always unclipped with my left foot. Big mistake. And the right ankle is because when I’m not pedalling I always have my right leg down, so it’s the ankle muscle that takes it all. On small distances, it’s small things that don’t matter, but on 400 km…well, it changes everything.

J+1

6 am: I would have loved and needed more sleep. But I have a photoshoot in London… in heels. And yet, still no aches and pains.

How can I conclude this little trip?

268,5 mile (432,10 km) • 3201 m of elevation gain • 23 hours • 22 km/h ≈ • 7800 calories

A very hard challenge physically, but also mentally. I was all alone to listen to myself complain and moan, but I was lucky enough to have some extraordinary supporters. Thank you to everyone who believed in me and motivated me to finish. It was my first « out of the race » challenge, which I had to manage from A to Z.

I am often asked what I do when I ride. During my training I often have music. Here I was saving the music for when I would really be at the end of everything, but in the end I never used it. I can think about the deadlines that are coming up, where to continue my studies, what I like and what I don’t like. Spending 2 days alone allowed me to do a nice little introspection of myself to find out where I’m at.

A next challenge like this should be coming very soon. But for now, let’s rest.

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